Installation d’alarmes et réglementation

Pour éviter les cas d’intrusion et protéger davantage une propriété ou une habitation du cambriolage, la plupart des familles françaises optent pour l’utilisation d’une alarme anti-intrusion. De nombreux équipements sont proposés pour assurer la sécurité de votre logement. Mais avant de solliciter les services d’un électricien expérimenté pour l’installation, il convient de connaître les différentes réglementations applicables aux alarmes. Découvrez dans cet article les règles à savoir ainsi que les étapes de l’installation d’une alarme domestique.

Quelles sont les différentes réglementations pour l’installation d’une alarme ?

Bien qu’il n’y ait aucune réglementation spécifique définie concernant la pose d’une alarme, il existe des normes établies par les arrêtés préfectoraux et communaux, ainsi que par les règlements de copropriété. À savoir que même si l’alarme est un équipement très utile et indispensable, le bruit qu’elle génère peut perturber le voisinage et peut même être source de conflits avec les voisins. Voici les normes établies pour l’utilisation d’une alarme.

Les sirènes d’alarme

Les arrêtés préfectoraux et communaux ont établi quelques normes concernant l’utilisation d’une sirène d’alarme. Tout d’abord, le son d’une sirène d’alarme ne doit pas dépasser les 105 décibels et son fonctionnement devra durer au maximum 3 minutes. Par ailleurs, la durée de résonance de la sirène peut dépasser les 3 minutes, si cette dernière est installée à l’intérieur de la maison. En effet, le son sera isolé et filtré par les murs ou les portes de l’habitation et générera moins de bruit. Néanmoins, la maison devra disposer d’une très bonne isolation phonique pour que les bruits ne puissent pas déranger les voisins.

Il se peut également que le règlement de copropriété interdise l’emploi d’une sirène, même si les autres équipements sont autorisés.

Les raccordements et les interventions

Il faut savoir que le raccordement direct d’un système d’alarme domestique à une gendarmerie ou un commissariat est interdit par la législation, sous peine d’amende (450 euros pour un appel injustifié). En cas d’effraction, vous devrez alors passer par la société ou l’agence de surveillance qui vous a proposé l’équipement, les voisins, ou encore des amis avant de vous adresser aux autorités. C’est aussi le moyen de vous assurer qu’il ne s’agit pas d’une fausse alerte ou d’une défaillance de matériel.

La norme concernant les équipements

Il est important de choisir des équipements respectant les normes pour assurer la fiabilité du système d’alarme et éviter les désagréments. À savoir qu’une fausse alerte ou un déclenchement injustifié peut être sanctionnée d’une amende. L’installateur de l’alarme peut également être passible d’une amende et d’un procès-verbal si le matériel qu’il a installé n’est pas conforme.

Pour ce qui est de l’émission de signal des alarmes sans fil en France, deux bandes de fréquence sont disponibles : entre 433 et 434 Mhz ou encore entre 868 et 870 Mhz.

Pour assurer une installation fiable et conforme aux normes, il convient de faire appel à un électricien compétent pour la pose d’alarme.

Qu’en est-il de la vidéosurveillance ?

Un système d’alarme est souvent connecté à un équipement de vidéosurveillance. Il est important de savoir que la loi concernant l’utilisation de caméras de surveillance est assez stricte. En effet, les équipements ne doivent filmer que les éléments de votre propriété. Filmer les passants dans la rue ou encore la propriété des voisins est interdit. Il faut aussi faire une déclaration à la CNIL si vous filmez vos employés dans votre propriété (jardinier, femme de ménage ou autres).

Quelles sont les étapes de l’installation d’une alarme ?

On compte généralement 4 principales étapes de l’installation d’un système d’alarme :

  1. La réalisation d’un plan du logement pour déterminer la configuration de la maison et l’emplacement du matériel (détecteurs, sirènes et autres) ;
  2. La préparation des différents composants du système : capots, alimentation et différents raccordements ;
  3. La pose des différents éléments de l’alarme : détecteurs d’ouverture, détecteurs de mouvements, sirène et clavier ;
  4. L’installation du boîtier central et du système domotique, puis la réalisation d’un test général du système d’alarme.

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